We Brain / Les Pansées
Danse et œuvre plastique

Solo « We Brain » en relation à l’œuvre Les Pansées
Dans cette performance chorégraphique imaginée par Florence Guérin, les visages peints de Sylvie Lobato prennent vie à travers la danse, déployée sur différents niveaux corporels. Le corps de la danseuse devient tour à tour la source, le réceptacle et l’expression des émotions guidant ses gestes.
La révélation des visages peints par Sylvie Lobato traduit l’émotion, la tension et la douleur d’un corps fragmenté, dissocié et porté par une énergie intense de la danseuse.
L’œuvre « Les Pansée », suspendue, se dresse comme une colonne vertébrale. Elle incarne le support d’une reconstruction, où le corps dansant, tel un fil, relie et recoud les fragments dispersés. À l’image d’un geste chirurgical, ce processus de réparation tisse une nouvelle texture de soi. De cette traversée nait une métamorphose : le corps, unifié et apaisé, porte la promesse d’une guérison.
Durée : 18 minutes
D.A & Chorégraphie : Florence Guérin
Sculpture « Les Pansées » : Sylvie Lobato
Danseuse : Jiaqi WU
Lumières : Giuseppe Frigeni
Sur les musiques de : Ryuchi Sakamoto, Norma Winston et Biosphere
Création : Biennale ARTEX, 10 Octobre 2025
À propos de l’œuvre « les Pansées » de Sylvie Lobato
Cette recherche s’inscrit comme un dialogue entre l’art et le réel, à la croisée des émotions. À travers une œuvre de gazes peintes — matière fragile et poreuse que j’assimile à une peau — Sylvie Lobato explore la manière dont les émotions peuvent s’incarner, se manifester, se transmettre. Son point de départ est l’iconographie médicale des travaux sur l’hystérie menés par le professeur Charcot à la Salpêtrière, où les corps deviennent les vecteurs visibles d’un trouble invisible. À partir de cette source historique, elle tisse progressivement des liens avec des figures contemporaines ou issues de l’histoire de l’art, qui portent en elles des charges émotionnelles similaires.
Ces figures sont réunies au sein d’un grand voile cousu de fils : Les Pansées — un titre à double sens, entre soin et pensée, entre blessure et connexion neuronale. Cette œuvre prend la forme d’une colonne vertébrale, inspirée de l’« arc de cercle hystérique* », une posture emblématique de ces corps en crise, tendus entre douleur et expressivité. À travers ce travail, elle cherche à interroger la mémoire des corps, les représentations de la souffrance, et les possibles résonances entre émotions individuelles et narration collective.

